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Cum alias

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Titre
Cum alias
Type
Le bref
Description
Le pape hésite, mais finalement, le 12 mars 1699, Innocent XII décide de trancher. La commission chargée d’examiner les Maximes des Saints de Fénelon extrait vingt-trois propositions sur l’idée quiétiste du pur amour de Dieu. Le bref pontifical Cum Alias ad apostolatus consacre la victoire totale de Bossuet et de ses partisans contre l’archevêque de Cambrai. Le frère minime, Zacharie Roslet écrit à Noailles : « J’envoie à Votre Grace la peau du lion qui nous a fait tant de peine et qui a étonné le monde par ses rugissements continuels pendant plus de vingt mois. »
Dès la décision pontificale connue, Fénelon se soumet et publie un mandement pour en informer ses diocésains (...)La déclaration de Mgr de Fénelon est intéressante à plus d’un titre. Elle manifeste d’abord la soumission absolue d’un archevêque français aux décisions du Saint-Siège, ce qui fait rentrer fermement le prélat dans le camp ultramontain qui reconnaît la suzeraineté absolue du pape en matière de dogme et de discipline ecclésiastique. L’autre aspect qui ressort de ce mandement est la référence janséniste. Fénelon se soumet « simplement, absolument et sans ombre de restriction » au bref Cum Alias ; cela le différencie des jansénistes qui depuis le milieu du XVIIe siècle distinguent le droit du fait dans la condamnation des cinq propositions de Jansénius, entraînant, selon Fénelon, une crise du ministère de la parole ecclésiastique.
Seulement, Cum Alias n’est pas une bulle mais un simple bref28. Bossuet et le roi enjoignent aux archevêques du royaume de publier la condamnation pontificale lors de synodes provinciaux. L’archevêque de Paris et ses suffragants vont encore plus loin et, dans le concile provincial du 13 mai 1699, ils demandent la suppression des écrits de Fénelon : « chaque évêque fera son mandement de la façon la plus simple, en y insérant la constitution en français et en interdisant de lire et de garder les livres condamnés ». Noailles publie son mandement en août. Le texte, comme ceux de ses confrères dans l’épiscopat, n’est pas la simple acceptation d’une décision pontificale, mais manifeste que l’archevêque de Paris agit en assesseur du pape, jugeant et se prononçant avec lui. Il n’est qu’un primus inter pares et les évêques, successeurs des Apôtres, sont juges de la foi autant que lui.
Références
Andurand, Olivier(2012) “Fluctuat Nec Mergitur, Les Hésitations Du Cardinal de Noailles.” Cahiers de Recherches Médiévales et Humanistes, no. 24, pp. 267–98, https://doi.org/10.4000/crm.12926.
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Explication des maximes des saints sur la vie intérieure Book